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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 17:06

m. Tardif

m. Tardif, représentant de Boischaut Marche Environnement, Secteur Nord

stardif.ebs€gmail.com  (€ pour @)

http//www.boischautmarcheenvironnement.com

 

L'été est presque dans notre jardin. Déjà, nous croisons sur les petites routes des plaques d'immatriculation peu courantes le reste de l'année. Le Boischaut respire à l'heure des vacances, les volets des résidences secondaires vont bientôt s'ouvrir et les piscines se remplir: manifestement, le Berry du Sud et le Bourbonnais ne sont pas des territoires répulsifs. Ceux qui viennent y séjourner apprécient l'unité des paysages, une campagne et des forêts où rien, ou presque, n'accroche le regard.
Certes, il se trouve bien de ci, de là, quelques hideux relais de téléphone portable, lignes à haute tension, ou fermes délabrées ornées de hangars en tôle rouillée et d'épaves de Juvaquatre et de batteuses, mais aucune de ces verrues ne mesure plus de 150 mètres de haut, pousse en bouquet de quatre à douze machines, et clignote nuit et jour, polluant peut être pour le reste de nos vies des paysages qui sont, si on y pense bien, notre seule et commune richesse.
Les éoliennes industrielles n'ont pas leur place par ici.
L'ont-elles quelque part? Peut-être.
Dans des régions riches, fortement urbanisées, grosses consommatrices d'énergie, où les paysages ont déjà été mités par des zones artisanales et commerciales étendues à perte de vue. Là, au moins, elles ne feront pas fuir les touristes, n'auront aucun impact sur les prix de l'immobilier, ne généreront pas plus de pollution visuelle diurne ou nocturne qu'il n'en existe déjà, seront surveillées par plus de monde pour réclamer (et financer...) leur démontage arrivé l'âge de leur obsolescence et y trouveront peut être plus de vent que dans nos régions de bocage, connues pour l'irrégularité mécanique (nos haies et nos forêts font du bon travail) des courants atmosphériques qui les ventilent.
Il est largement temps d'arrêter ce massacre annoncé. Il y a quelques années, autour de Meslon, nous avons réussi à tordre le cou à un de ces projets dantesques, sans violence, juste en opposant notre vérité de gens du terrain aux affabulations grotesques des promoteurs industriels et de leurs obligés locaux.
N'hésitez pas à discuter avec les élus des communes impliqués, souvent des gens intelligents et honnêtes, mais abusés par des argumentaires dévoyés et trompeurs. Ils ne refuseront pas le dialogue, ce qui est la meilleure preuve de leur intelligence et de leur probité.
Hommage à toutes ces associations de riverains qui se battent pour le Bien commun un peu partout dans la région.
Mes amitiés aux adhérents de Boischaut Marche Environnement, Secteur Nord, qui luttent pour la protection de la région de Touchay/Ids-Saint-Roch, dans la vallée de l'Arnon.

note: l'auteur de cet article n'est ni pour le retour aux tombereaux à bœufs ni pour l'industrie nucléaire, mais partisan convaincu du micro-éolien, indolore pour les paysages et de toutes les autres énergies alternatives citoyennes.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 15:40

cheval-Charenton

C’est en fouillant dans les recoins les plus obscurs du disque dur de mon vieil et fidèle IMac, pour faire des copies de sauvegarde de tous les petits fichiers non essentiels mais néanmoins agréables à relire que j’ai retrouvé cette perle. Elle date de l’achat de mon premier APN il y a neuf ans. L’appareil sortait juste de sa boite, je ne maîtrisais encore ni les réglages ni la photographie sans viseur et je ne pensais pas l’essayer si vite lorsque que se présenta une opportunité unique. Je roulais sur la petite route de Coust à Charenton lorsqu’il me sembla voir un cheval courir sur la chaussée. Arrivé à hauteur de l’équipage, j’eus le bonheur de réussir à prendre à travers le pare-brise ce cliché qui donne une bonne idée de ce que les gendarmes, en vigie juste devant le cimetière de Charenton, ont vu arriver sur eux: un couple de personnes âgées, madame au volant et monsieur assis sur le siège arrière, changeant leur cheval de champ. L’animal, licolé et tenu à la longe par son propriétaire, suivait la voiture au galop, pas plus perturbé que s’il avait couru dans son pré.
J’ai vu déplacer des animaux de façon excentrique: deux chevaux de selle tenus à la bride par un seul homme au milieu d’un rond point autour duquel tournaient des semi-remorques à l’entrée de Saint-Amand-Montrond, deux petits ânes tassés à l’arrière d’un break en route pour la foire de Poulaines, dans l’Indre, une ânesse venue à la saillie chez  moi, dont la propriétaire était assise sur une botte de paille dans le van à lui tapoter le museau pour la rassurer, et ça depuis la région de Guéret, dans la Creuse. Ces beaux exploits n’égalent pas la performance de ce couple d’éleveurs.
J’imagine sans peine la surprise des gendarmes lorsque la voiture arriva à leur hauteur...

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 14:08

Tour-de-France-2013

 

Je ne le répéterai jamais assez: j’aime bien le Tour de France.
Je n’ai pas dit: j’aime, juste: j’aime bien.
Je ne connais rien au cyclisme, je ne le pratique pas, je ne comprends rien aux subtilités stratégiques des équipes, mais je ne déteste pas passer un bout d’après-midi sur un bord de route, au milieu de passionnés, à profiter d’un spectacle assez distrayant avec la certitude de ne pas me faire fouiller, par un service d'ordre, assommer par les hurlements du public, ou bousculer par une bande de hooligans. A part les coups de soleil et l’abus de rosé bien frais, le Tour, c’est plutôt sans risques.
Sauf pour le contribuable qui, qu’il aime ou déteste le sport sur deux roues, doit passer l’éponge sur une ardoise qui affronterait avec difficulté le contrôle anti-dopage: réfection de chaussées en bon état, budgets de communication pharaoniques, mobilisation des services municipaux à polir l’asphalte de la ligne d’arrivée alors que certaines rues attendent des ralentisseurs depuis des années, subventions diverses aux associations militant pour la médiatisation de l’évènement...comme la pâte de certains gâteaux à apéritif distribués par la caravane publicitaire, la facture s’annonce salée.
Pour faire passer la pilule, tout a été misé sur le rayonnement médiatique promis pour éclairer et réchauffer une région en panne de projets et d’investissements. Diffusé dans le monde entier, les images du Tour seraient censées produire sur les touristes et les capitaux extérieurs le même effet que l’aimant sur la limaille de fer. Le Boischaut deviendrait, le temps d’une étape, la ixième merveille du monde. Pour le coup, ça vaut peut-être la peine de cracher au bassinet.
Premier bémol: depuis les années 2000, le Tour a déjà fait étape deux ou trois fois par ici, mais la ruée vers la cité de l’or annoncée ne s’est jamais produite et pourtant, la couverture aérienne avait été copieuse. L’hélicoptère de la télévision avait longuement survolé le Saint-amandois, donné des détails sur certains sites remarquables...s’agissant d’étapes de contre-la-montre, la retransmission de l’épreuve avait été assurée sans précipitation.
Cette année, et j’ai eu beau revoir l’enregistrement de l’étape et de la première heure qui a suivi l’arrivée, les commentaires et images ont été réduits à la portion congrue. Les quelques beaux monuments survolés n’ont pas été cités (châteaux de la Commanderie et de Meillant, abbaye de Noirlac), aucun plan correct de Saint-Amand (sauf pour afficher les tableaux de classement), même la célèbrissime Pyramide de l’or semblait posée bêtement au milieu de l’écran, comme le pion d’un jeu d’échec dont un des protagonistes est complètement dominé par son adversaire. Comme la télévision publique française a le monopole de la retransmission du Tour et vend ses images aux médias étrangers, de la glorieuse République populaire de Chine (de gros investisseurs, ces gens là...) aux non moins glorieuses Australie ou Californie, ce sont des séquences étriquées et anonymes qui auront donné envie aux entrepreneurs de tous pays et de tout poil de venir poser des chèques sur le comptoir des banques locales, n’en doutons pas!
Quand aux centaines de milliers d’euros, voire pire, engloutis dans cette aventure, je vous laisse deviner à la charge de qui leur remboursement va incomber...

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 09:47

alambic1

 

Il y a quelques semaines, j'ai pu enfin réaliser un projet que je nourrissais depuis plusieurs années, mais qui buttait toujours sur des obstacles de calendrier: photographier un des derniers alambics en activité dans nos régions.
Le bouilleur de cru, m. Jean-Pierre Purseigle, m'a laissé sans aucun problème faire le tour de son matériel. Hélas, la saison des fruits ayant été mauvaise en 2012, il repliait prématurément son atelier quand je suis passé le voir. L'alambic était froid et en cours de démontage mais j'avais pu le voir fonctionner il y a deux ou trois ans, lorsque j'avais dépanné une de mes connaissances qui avait fait brûler quelques litres d'eau-de-vie mais qui n'avais pu se libérer à temps pour venir chercher le fruit de sa récolte. J'avais donc, un peu par hasard, assisté à toute l'opération de distillation, ce qui m'avait convaincu de revenir pour m'attarder un peu plus longtemps sur le sujet.
Je le reconnais, j'avais envisagé l'opération avec pas mal de préjugés, et mon foie et moi nous attendions au pire. En fait, l'alambic est un lieu d'une sobriété de tabor marocain et on n'a même pas proposé un verre d'eau. J'imaginais y rencontrer des profils d'acteurs castelroussins réfugiés éthyliques dans le paradis démocratique d'outre-Oural, rien de tout ça en fait, juste pas mal de gens venu faire distiller le surplus de fruits de leurs jardins. La "goutte", comme disent les Berrichons, sert en partie pour la cuisine, en partie de monnaie d'échange contre des services pour lesquels on n'oserait pas proposer d'argent, pour ne pas vexer. Les puritains feront remarquer que l'alcool finit quand même en grande majorité par être bu. Les quantités sorties du serpentin de cuivre sont bien plus faibles que ce qu'un supermarché de campagne vend pour les beuveries du samedi soir.
J'ai senti chez l'artisan et chez ses clients beaucoup de lassitude face aux attaques continuelles menées par les ligues de vertu et les lobbies pinardiers pour faire disparaître les bouilleurs de cru. Sans doute excités par des réminiscences d'un passé où l'alcool était un poison pour les familles ou par la perspective d'avoir le monopole absolu de la vente de produits à 40°, des censeurs font peser des contraintes toujours plus lourdes sur la profession, mal connue du grand public. Beaucoup de distillateurs ont déserté les campagnes et Jean-Pierre Purseigle n'est pas optimiste pour son propre avenir. Son matériel est loin d'être neuf, ses revenus dépendent des gelées de printemps, qui peuvent anéantir les fleurs sur les arbres et son entreprise de travaux agricoles fait peu de bénéfices sur la seule activité de brûleur de fruit.

 

alambic2

 

Je n'irai pas jusqu'à conseiller à mes lecteurs de ramasser des prunes ou des poires l'automne prochain en solidarité pour les bouilleurs de cru de leur région, mais il est certain qu'il convient d'être vigilants pour que ce vieux métier ne finissent pas dans la rubrique "souvenirs du temps jadis" des musées de campagne et des albums de cartes postales anciennes.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 08:25

vu-du-ciel

 

Je ne m’attendais pas spécialement à écrire un jour ce type de billet, mais les circonstances font parfois que des informations parviennent à l’improviste.
Ainsi ai-je découvert, dans ce que je ne peux qualifier de mieux qu’un beau livre d’images, une photographie aérienne de Meslon accompagnée d’un texte, dans un livre sorti pour les fêtes: Plein ciel sur les Pays Saint-Amandois, Lévis et Tronçais, Berger éditions, 2012
L’ambition de cette publication est de présenter en Français et en Anglais des centaines de photos du patrimoine local vu des airs accompagnées de notices bilingues. Au premier abord, la démarche est sympathique, car elle permet de découvrir des quantités de belles maisons difficiles à approcher parce que propriétés privées tenues par des gens qui ont pour soucis leur tranquillité, et qui limitent l’accès à leur bien.
Une fois lues dans le détail les pages présentant la commune de Coust, et particulièrement la notice consacrée à Meslon se dégage une forte impression de déjà  vu, et surtout de déjà lu. Le livre oublie certains lieux intéressants du Charentonnais, et recopie à la virgule près les textes d’un ouvrage dont je n’ai pas les références précises mais pour lequel j’ai produit à l’époque quelques textes, aux éditions Flohic, recensant le patrimoine des communes du Cher. Curieusement, cette publication en deux tomes n’apparaît pas dans la bibliographie, pourtant peu avare en citations de manuels savants dont certains remontent au XIXe siècle!
Comme nous en sommes à évoquer les éditions Flohic, rappelons que ces gens avaient un projet bien cadré. Chaque propriétaire avait été contacté pour savoir s’il acceptait que sa maison soit citée dans le catalogue et signé son accord pour que son bien soit pris en photo -certains avaient refusé, j’avais accepté pour ma maison. Le photographe de Flohic avait pris rendez-vous pour discuter des meilleurs angles de vue pour les bâtiments.
Pour “Plein ciel sur les pays...”, l’affaire a été bouclée bien plus vite. Aucune demande d’autorisation (il paraît que c’est légal) et un survol rapide de la zone, sans considération pour le patrimoine. C’est ainsi que Meslon hérite d’une vue arrière qui écrase la perspective de ses volumes réduits, rend invisible certaines parties anciennes qu’on ne distingue pas sous la végétation et dissimule le colombier dans le feuillage des noyers qui poussent près de ses murs. Pour le texte, j’aurais mauvaise grâce à m’en plaindre, en étant l’auteur (copie remise à la coordonatrice de Flohic pour le canton de Charenton il y a une bonne dizaine d’années).
En résumé, voici un ouvrage qui satisfera les lecteurs curieux de leur région, à consulter dans une bibliothèque publique.
Les signataires du livre ayant utilisé mon travail (notices et entretien du site - sans le travail de défrichement et de coupe d’arbres ayant poussé de façon anarchique au long des années, Meslon ne serait pas visible comme il l’était à l’été 2012), il ne verront aucun inconvénient à ce que j’en fasse de même pour la photo qui illustre cette page.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 12:27

Berry-mag-n°102

 

J'ai su que beaucoup d'entre vous avaient été intéressés par l'épopée du manoir du Vernet, à Saint-Amand-Montrond, dont les tribulations demeurent encore aujourd'hui très opaques.

Pour celles et ceux que les supports numériques lassent, la revue trimestrielle Berry magazine, dans son numéro d'été, m'a offert un large espace pour exposer le contenu de ce dossier hors-normes.

A retrouver donc dans le n°102 de Berry magazine, 8€, dans toutes les maisons de la Presse et dans certaines grandes surfaces du Cher et de l'Indre.

Les origines de l'âne du Berry, un autre de mes sujets d'étude, sont explorées dans le même numéro.

Bonne lecture!

 


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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 19:47

LL1

 

Selon une formule consacrée, les amis de mes amis sont mes amis. Or, comptant parmi  Les Amis de Louis Lecoin quelques joyeux compagnons, je me fais un plaisir d’attirer votre attention sur une série de manifestations saint-amandoises dédiées à un ami de la Paix, Louis Lecoin, homme à qui les gens de ma génération ont dû, entre autres, et même si moi-même je n’en ai pas profité, le statut d’objecteur de conscience.
Mon propos n’est pas de vous raconter l’histoire de ce petit bonhomme tout simple, qui a consacré sa vie à la Vie, justement, et à la Paix, luttant jusqu’à la limite de ses forces contre le militarisme, juste de vous inviter à plusieurs moments que je juge essentiels pour parfaire notre culture humaniste.
Tout d’abord, rendez-vous au musée Saint-Vic de Saint-Amand-Montrond pour y découvrir une petite exposition très riche en documents:


Louis Lecoin, une œuvre de Paix,
du 15 septembre au 12 octobre 2011, entrée libre.


Toujours au musée de Saint-Amand, le mercredi 27 septembre, en fin d’après-midi, une conférence sur Louis Lecoin dans la série initiée par notre amie conservatrice Marie-Christine Planchard “une heure, une œuvre”. L’animation est elle aussi en accès libre.
Une publication signée des Amis de L. Lecoin sera en vente sur place.

 

LL2

 

Suivront deux jours de conférences et débats, les Rencontres Louis Lecoin, à la salle des fêtes de la place de la République (proche du kiosque à musique), toujours à Saint-Amand.

Le vendredi 30 septembre, à 20h30, projection du film-documentaire Le cours d’une vie.

Entrée libre


Le lendemain 1er octobre, à partir de 14h30, suivront sept interventions, dont une de Alain Rafesthain, président du Conseil Général du Cher, autour des notions de citoyenneté universelle, de pacifisme, et d’éducation à la non-violence.
Ici aussi, l’entrée est libre, mais j’ai cru comprendre qu’un petit geste des auditeurs sera apprécié pour couvrir les frais, les pacifistes disposant de moyens infiniment plus modestes que les marchands de missiles.
Certains se demanderont probablement pourquoi ces informations viennent prendre place dans un blog consacré à la vallée du Cher, à son histoire, sa faune, et son patrimoine. Remontons quelques années en arrière. Une société industrielle prétendait faire notre bonheur en venant enfouir dans nos terres deux millions de tonnes de déchets ultimes, agitant les marottes habituelles: prospérité, emploi, modernisme...
Nous n’avons été qu’une poignée à résister -victorieusement. Certains Amis de Louis Lecoin sont venus spontanément lutter à nos cotés, sans qu’on leur demande. Notre succès est en partie fondé sur leur engagement.
Je me souviens aussi des dernières rencontres Louis Lecoin. Je me suis assis dans un petit coin de la salle, et j’ai passé un après-midi merveilleux, entouré d’utopistes, à écouter parler de Paix entre les peuples. J’en ai gardé le souvenir d’un moment de profonde sérénité, de réflexion sur le monde qui nous entoure. Philosopher avec des gens de bien est devenu un privilège trop rare....

 

LL3

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 09:47

Boutillon-pont

 

Voici un ouvrage d’art comme il en existe des milliers sur le sol français. Il n’a rien de particulièrement remarquable mais il subit depuis plusieurs mois? années? les effets désastreux d’une circulation de poids lourds inadaptée à sa petite dimension.
Boutillon est un hameau de la commune de Saint-Pierre-les-Etieux, riverain de la Marmande, petite rivière affluente du Cher. Sous l’Ancien régime, des forges avaient fonctionné sur sa rive gauche, et un pont, de belle conception mais de dimension réduite, avait été construit pour franchir le cours d’eau. Plus tard, sans doute au XIXe siècle, un nouvel ouvrage, plus large, fut établi à une centaine de mètres en aval. Ce pont de pierre de taille comporte deux arches et est suffisant pour le passage des véhicules légers et des engins agricoles. Jusqu’à ces dernières années, il assumait sa mission sans dommages visibles, jusqu’à ce que les routiers, peut-être guidés par leurs GPS, entreprennent de l’emprunter pour rallier l’axe Saint-Amand-Montrond/Nevers à la route Montluçon/Saint-Amand.
Considérée de manière globale, la circulation des poids lourds dans ce secteur est très délicate, surtout s’ils refusent de prendre l’autoroute pour passer de l’axe nord-sud à l’axe est-ouest. Saint-Amand, ville moyenne, se traverse facilement de l’est vers l’ouest, avec un embranchement commode vers le nord, mais pose de gros problèmes lors de la traversée de son centre-ville par des véhicules de gros gabarit. La récupération de la nationale 144 en direction de Montluçon oblige les routiers à s’engager dans une rue très fréquentée à certaines heures de la journée. Certains cherchent donc d’autres solutions et surtout vont au plus court, ignorant le passage pratique par Ainay-le-Château et la forêt de Tronçais. La traversée de Charenton étant impossible à cause des rues trop étroites de la petite ville, il reste, pour son malheur, le pont de Boutillon. C’est ainsi qu’on voit de plus en plus fréquemment s’y engager des camions dont les chauffeurs, ignorant les cartes routières, se laissant guider par leurs GPS, se retrouvent sur des petites routes de campagnes, accrochant le parapet du pont au passage.

 

Boutillon2-

Pierres descellées, poussées comme des dominos, fendues par les chocs, projetées dans la rivière, le pont de Boutillon se dégrade de façon plus qu’alarmante. Quelques essais maladroits de restauration ont bien été tentés, comme ce coffrage de béton qui porte, marquée de l’index dans le ciment encore frais, l’exclamation vengeresse:


“Feineants Les Pierres!!!” (sic)

Boutillon-pierres

 

mais rien n’y fait. Le dernier accrochage a déstructuré tout le haut d’un parapet. On peut légitimement craindre qu’un prochain chauffard achève le travail et pousse la rampe dans la Marmande. Il faut ajouter que le pont n’est pas le seul à souffrir: le goudron des petites routes se fendille et, plus insidieusement, les vibrations dues au trafic expliqueraient les nombreuses ruptures de canalisations repérées le long de ces routes.

 

Boutillon1-

Je sais qu’un simple article sur un blog n’a qu’un impact microscopique sur la vie de la cité, que ce qui arrive au pont de Boutillon est “la faute à Pas-de-chance”, que les services publics sont essorés pour des raisons budgétaires, que le pont n’est pas inscrit à l’inventaire des Monuments historiques...mais il me semble, considérant que la solution existe avec le passage par Ainay-la forêt de Tronçais, qu’un arrêté municipal ou préfectoral limitant l’accès à cette partie du canton serait une promesse d’économies futures et ne gênerait en rien l’activité rurale.

 

Boutillon3-

 

 


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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 18:25

appel

 

Cher(e)s ami(e)s qui visitez, peut-être pour la première fois, ce blog, j’ai besoin de vos avis et conseils. Je sais qu’il y a parmi vous des gens très expérimentés en informatique, un domaine auquel mes études, qui remontent aux années 80, ne m’ont pas préparé. Comme certains le savent, je me suis engagé voici plusieurs années dans l’aventure doctorale. Une bonne partie de ma thèse est rédigée mais, le temps passant, j’ai eu le sentiment d’être bloqué dans une sorte de goulet se rétrécissant sans cesse, au point de délaisser la rédaction des derniers chapitres. Mon sujet, d’une sécheresse confinant à l’aridité, m’est apparu comme une impasse.
Il a fallu très longtemps pour que les choses se décantent, et que les failles de mon plan de départ se révèlent, en partie grâce à ces quelques 250 articles (Berry médiéval et le livre de Meslon confondus) mis en ligne et à la trentaine de conférences que j’ai eu le privilège d’animer. Sans doute réagis-je à l’ inintérêt de mon employeur pour les spécialités maîtrisées par ses agents -”sois blette et tais toi” serait un bon résumé de ma situation actuelle-, probablement suis-je porté par toutes ces rencontres avec des gens d’exception croisés dans la vraie vie, certainement vis-je la frustration de l’Inachevé, dans tous les cas, ma décision est prise: je termine ce doctorat.
Il reste un dernier obstacle, strictement technique, à surmonter: l’édition de mon mémoire.
Je suis depuis l’origine équipé en Mac et rédige tous mes écrits avec le logiciel AppleWorks 6.0.4. Les images sont travaillées avec Photoshop 6.0. Pour mes blogs, je passe de mon ancien Imac à mon MacBook par le biais d’une simple clé USB.
Connaîtriez vous un logiciel de l’univers Mac capable de récupérer des fichiers comportant textes, tableurs, graphiques et images (mes annexes font plusieurs centaines de pages) afin de pouvoir livrer le mémoire, mise en page faite par mes soins, à un imprimeur? Au delà de ce projet, ce logiciel serait ultérieurement employé pour l’édition de guides historiques et patrimoniaux dédiés au Berry.
Deuxième point sur lequel je requiers votre aide: connaissez vous un organisme qui propose des aides au financement d’un équipement informatique destiné à la recherche et à l’édition?
Afin de ne pas encombrer inutilement l’espace prévu pour les commentaires en bas de ce billet, je vous propose d’accueillir vos conseils, suggestions, propositions diverses à l’adresse suivante:

Berrymedieval@yahoo.fr

Je compte sur votre aide,
bien à toutes et tous,
Olivier Trotignon

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 15:45

congrès

 

Je tiens à remercier publiquement les organisateurs du 17e congrès castellologique d'avoir mis Meslon au programme de ses visites dans le Cher du 01 au 05 juin 2011. Nous avons ainsi eu le plaisir de recevoir dans la petite enceinte médiévale de Meslon une cinquantaine de membres du Centre d'Etude des Châteaux-Forts. Nos vestiges font bien pâle figure face à des citadelles de prestige comme la tour de Vesvres ou le château de Mehun-sur-Yèvre, mais ont au moins permis à tous ces spécialistes de mesurer l'immense variété du patrimoine militaire qu'offre la région.
Ce moment nous a permis, pour la première fois depuis que nous avons entrepris la rénovation du site, de bénéficier de l'avis éclairé de chercheurs en architecture militaire sur la chronologie des différentes étapes de construction de l'ensemble.
La matinée s'est poursuivie par une étape au donjon du Creuzet, voisin de Meslon, auquel un billet sera consacré dans peu de temps, et une visite du château de Bannegon, qui sera abordée sur mon autre blog "Berry médiéval".

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Présentation

  • : Le livre de Meslon
  • Le livre de Meslon
  • : étude de l'environnement archéologique, historique et naturel d'un lieu-dit en vallée du Cher.
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  39600 visiteurs sont venus se promener autour de Meslon. Merci de leur visite!

 

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Conférences

conférence

 

Dans l'objectif de partager avec le grand public une partie du contenu de mes recherches, je propose des animations autour du Moyen-âge et de l'Antiquité sous forme de conférences d'environ 1h30. Ces interventions s'adressent à des auditeurs curieux de l'histoire de leur région et sont accessibles sans formation universitaire ou savante préalable.
Fidèle aux principes de la laïcité, j'ai été accueilli par des associations, comités des fêtes et d'entreprise, mairies, pour des conférences publiques ou privées sur des sujets tels que:
- médecine, saints guérisseurs et miracles au Moyen-âge,
- l'Ordre cistercien en Berry;
- les ordres religieux en Berry au Moyen-âge.;
- la femme en Berry au M.A.;
- politique et féodalité en Berry;
- le fait religieux en Berry de la conquête romaine au paleo-christianisme;
- maisons-closes et prostitution en Berry avant 1946 (conférence déconseillée à un public mineur).
Renseignements, conditions et tarifs sur demande à l'adresse:
Berrymedieval#yahoo.fr (#=@ / pour limiter les spams)
Merci de diffuser cette information à vos contacts!

Archives

NON aux éoliennes géantes


Non aux projets d'implantation d'éoliennes industrielles en Berry du Sud!
Investissons dans des micro-centrales hydroélectriques sur les cours d'eau de la région.

Berry Médiéval

BM LOGO

Mon blog principal, consacré à l'histoire et au patrimoine du Berry et du Bourbonnais au Moyen-âge.

Les ânes de Meslon


Meslon est, en plus de son aspect historique et patrimonial, un lieu d'élevage d'ânes Grand Noir du Berry, qui portent ce toponyme comme affixe. Vous pouvez les retrouver sur le lien suivant: 
les ânes de Meslon

Histoire et cartes postales

paysan-ruthène

 

Mon nouveau blog, orienté sur le partage de photos et cartes postales anciennes pouvant être utiles à l'historien. Des photographies récentes illustrent des évènements contemporains.

A consulter sur le lien suivant:

Cartes postales et photographies pour l'Histoire