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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 19:59

La-Celette-1

 

Comme un célèbre reptile antédiluvien censé hanter les eaux d'un loch écossais, la question du souterrain-refuge de la Celette émerge parfois dans les conversations. En l'absence totale d'indices sur le terrain, j'ai recherché la relation de la découverte de cette cavité artificielle pour me faire une opinion sur le sujet.
Il faut rechercher dans le rapport d'activité de la Commission historique du département du Cher, daté de 1851. On y trouve consignées les pièces produites pour l'expertise de l'ensemble, en particulier les observations de l'abbé Bérard, qui livre une description détaillée de la cavité et produit un plan relevé in situ.
De toute évidence, ce souterrain a bien existé. La trace de coups de pics, sa géométrie organisée prouvent que les ouvriers qui ont mis au jour complètement par hasard un puits d'entrée n'ont pas ouvert une grotte naturelle, mais, d'une étendue d'une douzaine de mètres, elle n'avait pas les dimensions exagérées qu'on lui prête parfois.
Dès l'annonce de son ouverture, ce sont les savants locaux qui ont été les premiers sur place, un médecin de Saint-Amand et le curé de La Celette. Les berruyers ne se sont pas déplacés, et ont raisonné avec les éléments qu'on leur avait communiqués. Cette distance avec l'événement, même si le rapport d'exploration était particulièrement soigné, mais surtout l'environnement intellectuel et culturel très particulier de cette période ont orienté les conclusions de ces éminents lettrés dans un sens qui perturbe encore aujourd'hui l'objectivité de ce dossier.
On note par exemple que l'hypothèse la plus probable, d'une marnière sans doute assez récente, est rejetée d'un trait de plume. Cette thèse raisonnable ne s'accommode pas avec la culture savante imprégnée de littérature antique. La fosse a beau être creusée dans la marne pure, aucun vestige n'est relevé sur le sol, les prétendues tombes sont vides, La Celette est une minuscule bourgade autour de laquelle on ne trouve presque aucune trace d'occupation humaine, le texte parle d'emblée de souterrain-refuge, emploie le mot crypte et produit comme pièce justificative un plan dessiné à la règle et au compas, qui donne au tracé de l'excavation une régularité démentie par la description elle-même.

 

La-Celette-2-

 

Toutes les interprétations en accord avec la mode du temps sont proposées. Le prêtre voit une nécropole monastique, les savants de Bourges une création du peuple Biturige de l'époque de la conquête de la Gaule, s'appuyant sur l'autorité des récits de César pour avoir le dernier mot.
Nous sommes en 2012. La pratique de l'Histoire et de l'Archéologie ont fait des progrès abyssaux depuis. N'allons surtout pas ironiser sur l'esprit qui animait nos prédécesseurs, ces gens étaient dans la logique de leur temps. Simplement, si le souterrain existe encore, n'a pas été transformé en citerne à lisier et réapparaît un jour, il est plus que probable que les chercheurs n'y trouveront que les vestiges d'une marnière, qui n'est sans doute pas unique en son genre dans le secteur, ouverte pour amender les champs.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 12:54

minnenwerfer-1

 

Sauf erreur de ma part, voici la dernière pièce d’artillerie de la Première guerre mondiale visible dans la haute et moyenne vallée du Cher que je vous présenterai.
Déposé au pied du monument aux Morts de Châteauneuf-sur-Cher, ce lance-fusées allemand fait probablement partie de ces canons que l’Etat a confiés à certaines communes françaises en souvenir du nombre anormalement élevé de tués parmi les mobilisés de leur secteur. Un coup d’œil sur les plaques de marbre donnant le nom des victimes castelneuviennes de la Grande guerre pourrait étayer cette hypothèse.

 

minnenwerfer-2

 

Ceux qui auront lu des récits de guerre auront peut-être souvenir du nom de Minenwerfer comme synonyme de cauchemar des soldats des tranchées, sur qui pleuvaient à la verticale les munitions crachées par ces engins de mort.
Celui de Châteauneuf est dans un excellent état de conservation, qui devrait ravir tous les amateurs qui s’intéressent aux aspects techniques du conflit. Difficile de ne pas songer que de son tube sont parties des fusées qui ont peut-être atteint des soldats dont les noms sont gravés dans le marbre, quelque part en France ou dans d’autres pays alliés.

 

minnenwerfer-3

 

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 13:04

martin-pêcheur

 

Sincèrement, il y a longtemps que j’avais le projet de consacrer quelques lignes à un des oiseaux qui appartiennent à la communauté des animaux sauvages qui vivent ou simplement passent à Meslon. Je n’avais encore pas eu la bonne occasion de photographier de manière correcte l’un des martin-pêcheurs -ils sont au moins deux- qui viennent grappiller quelques minuscules poissons dans l’eau du ruisseau de Meslon. Le projet est fort ancien car je me souviens avoir, il y a une vingtaine d’années, tenté de me servir de mon âne Cyrano comme camouflage et support d’appareil-photo pour surprendre un de ces volatiles. Le minuscule point bleu à peine visible sur les  diapositives m’a convaincu d’arrêter de gâcher de la pellicule et d’attendre des jours plus fastes.
L’occasion s’est présentée de façon imprévue cette semaine alors que je travaillais chez moi. Un bruit sourd contre une fenêtre donnant sur le jardin a attiré mon attention et c’est ainsi que j’ai trouvé un splendide martin-pêcheur à demi assommé échoué dans un massif de fleurs. L’animal, immobile, n’a pas été vu par nos chats, ce qui lui a évité un sort malheureux et m’a permis de l’isoler très vite. Aucun dommage n’était visible sur l’oiseau, juste choqué. Je l’ai mis au frais et à l’ombre, comme le recommandent les ornithologues, pour limiter l’emballement de son rythme cardiaque. Au bout d’un moment, le piaf m’a semblé prêt à reprendre sa route. Je l’ai libéré au bord du ruisseau, où il a retrouvé tout de suite ses réflexes et a disparu en direction du Cher.
Je n’ai pas été depuis longtemps me promener au bord de la rivière, mais j’imagine que la turbidité des eaux en cette saison de faibles précipitations limite le champ visuel de ces prédateurs, qu’on remarque de plus en plus depuis quelques semaines sur notre plan d’eau.

 

hirondelles

 

J’en profite pour donner des nouvelles d’une autre espèce pour laquelle je nourrissais des craintes motivées par son absence une année entière des poutres de nos anciennes écuries. Les hirondelles sont revenues nicher il y a un an, et nous avons eu le plaisir de voir s’envoler deux portées successives cet été. Les moineaux communs, eux aussi portés disparus, semblent revenir timidement.
Il y a encore quelques années, avant que je finisse complètement écœuré par l’intransigeance butée de certains ornithologues qui se complaisent dans leur intégrisme, Meslon était une réserve LPO d’environ quatre hectares. C’est devenu un simple endroit où on essaie d’aider la faune sauvage à passer l’hiver, à l’abri de la famine et des coups de fusil. Pour ceux qui aimeraient y coller une étiquette, qu’ils passent donc leur chemin.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 09:09

poste-Ainay-1

 

Je sais qu’il existe des associations dont l’objectif est de recenser et protéger ces souvenirs fragiles de la Seconde Guerre Mondiale que sont  ces plaques murales à la mémoire d’un événement ou de personnes ayant marqué cette période.
Il existe, sur le mur de l’ancien bureau de poste d’Ainay-le-Vieil, une dédicace au souvenir d’un fonctionnaire des PTT, mort en déportation.
Cette plaque est peu connue et perd années après années sa lisibilité, ce qui n’attire pas le regard. Les lettres perdent leur or et si la croix de Lorraine est intacte, le ruban tricolore est si passé qu’on ne le distingue plus.
J’ignore qui fut le lieutenant Rondier, et sa place dans l’organigramme de la Résistance locale, mais son nom a compté pour ses compagnons, ses proches et tout ceux qui l’ont connu avant qu’il disparaisse en Allemagne. Cette plaque en est le juste témoignage, aussi suis-je toujours un peu amer de la voir peu à peu se fondre dans la grisaille des murs de la rue.
Si l’une ou l’un de mes lecteurs avait assez de relations pour suggérer à qui de droit un nettoyage et une restauration de l’inscription - redorer 83 signes ne doit pas exiger un budget pharaonique- il me semble qu’elle ou il ferait un geste juste en faveur de la protection d’un petit patrimoine insignifiant si l’on se contente de juste lui jeter un coup d’œil en passant, mais porteur d’une mémoire profonde qui risque de se perdre aussi vite que le nom du lieutenant Rondier pâlit sur sa plaque de marbre.

 

poste-Ainay

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 10:36

crapouillot-1

 

Beaucoup moins rares que les canons, comme ceux de Verneix et de Saint-Désiré, dans l’Allier, les crapouillots demeurent des petites pièces d’artillerie de tranchée intéressants à observer. Un exemple de ces mortiers de petit calibre se trouve exposé devant le monument aux Morts de la commune de Meillant, dans le Cher.
C’est en lisant les Carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, un des récits les plus complets et les plus justes sur le quotidien des fantassins français pendant la Première guerre mondiale que j’avais été intrigué par ce nom. Quelques pages d’encyclopédie plus tard, j’avais été surpris de reconnaître ces petits tubes presque verticaux qu’on trouve devant certains monuments du souvenir, peu impressionnants, mais très populaires auprès des troupes à cette époque.
Le crapouillot de Meillant est dans un bon état de conservation, mais j’ignore s’il est complet. On reconnaît sur la photo la butée servant à bloquer le mortier contre la paroi de l’abri pour neutraliser le recul. L’intérieur du tube n’est pas visible, bourré de gravier par les gamins du village.
Je ne sais pas non plus s’il y a une signification à la présence de cet engin à Meillant. A-t-il été amené là par simple soucis de rendre plus martial le pied du monument, comme les traditionnels obus qu’on voit un peu partout, ou a-t-ilsété déposé dans cette commune en regard du nombre de victimes par rapport à la population, comme ce fut le cas pour les canons allemands envoyés dans l’Allier?
Pour les lecteurs qui souhaiteraient s’informer plus en détail sur les crapouillots, le Musée de l’armée, à Paris, présente un exemplaire équipé de sa torpille, et propose en ligne un fichier gratuit téléchargeable qui fait le point sur ce sujet.

 

crapouillot-2

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 11:34

Bigny-1

L’observation que j’ai faite cette semaine m’aidera sans aucun doute à me méfier encore plus qu’avant des idées préconçues.
Pour moi, ayant approché quelques barrages sur le Cher, la digue de Bigny-Vallenay, qui a fait couler beaucoup d’encre dans la presse locale depuis quelques mois, devait être un ouvrage de plus dont la destruction programmée me laissait indifférent. Comme d’autres, je me l’étais imaginée en béton, si bien que je n’avais jamais encore pris la peine de suivre la route qui y mène jusqu’à ce qu’un ami archéologue m’invite à venir observer des techniques de prospection subaquatique. Ce que j’ai vu sur place m’a surpris et m’inspire des sentiments partagés.
La digue de Bigny est un ouvrage d’art ayant eu pour fonction d’alimenter en eau les forges du lieu. Elle retient les eaux du Cher pour les dévier dans un bief qui n’a plus aujourd’hui d’utilité économique. Ce bief rend toutefois quelques services aux éleveurs et aux riverains. Des directives européennes visant à rétablir la continuité des cours d’eau naturels pour les migrations de faune sauvage et, pourquoi pas, pour les sportifs qui circulent en canoë (j’ai été naguère de ceux-là), l’ont condamnée à être dynamitée, ce qui a provoqué un débat houleux et des recours auprès des tribunaux compétents.

 

Bigny-2

 

Objectivement, il y a de quoi se poser beaucoup de questions sur ce projet, avec de nombreux arguments contradictoires qui soulignent le caractère embarrassant du dossier.
Le barrage de Bigny est bien un obstacle majeur construit dans le lit du Cher. Aucun poisson migrateur, tel que le saumon, ne peut le franchir. Certains diront qu’il n’y a plus de saumons dans le Cher depuis belle lurette, mais ceci était aussi vrai pour les castors, qui font un retour remarqué sur nos berges.
Le bief n’est pas un cours d’eau naturel, ce qui est exact, mais il a certainement fixé, avec le temps, un biotope qui se moque bien que les sables sur lequel il prospère soient mouillés par un canal artificiel.
La retenue n’a plus d’intérêt en termes économiques pour l’industrie locale, mais rien n’empêche de penser que le bief pourrait un jour alimenter une micro-centrale hydro-électrique, bien préférable à ces horreurs d’éoliennes industrielles qui saccagent nos paysages.
La digue est, ce que je n’imaginais pas du tout, un bel ouvrage monté en pierres de taille et appartient indiscutablement au patrimoine industriel de la région. Hélas, et c’est tout aussi indiscutable quand on l’observe de près, elle est proche de la ruine. L’eau la traverse et la ronge au point qu’une grande crue comme celle de 1977 pourrait l’emporter. Je ne suis pas spécialiste dans ce domaine, mais je sais ce que coûtent des travaux pour remettre en état une vielle maison, et j’imagine les budgets pharaoniques qu’il faudrait pour remettre en état le barrage. L’historien que je suis comprendrait mal qu’on mette de l’argent dans un tel projet alors que tant de sites médiévaux manquent de moyens pour résister aux dommages des saisons.

 

Bigny-perte

 

En conclusion, je suis incapable de savoir dans quel sens faire pencher les plateaux de la balance. La Justice tranchera dans ce dossier. En attendant, il n’est peut-être pas inutile de se munir de bottes et d’un bon appareil-photo avec zoom (l’accès est proscrit, il faut respecter la Loi) pour venir récolter quelques images et, qui sait?, quelques souvenirs d’un lieu qui pourrait complètement changer d’aspect dans les mois à venir.

 

Bigny-digue

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 12:27

Berry-mag-n°102

 

J'ai su que beaucoup d'entre vous avaient été intéressés par l'épopée du manoir du Vernet, à Saint-Amand-Montrond, dont les tribulations demeurent encore aujourd'hui très opaques.

Pour celles et ceux que les supports numériques lassent, la revue trimestrielle Berry magazine, dans son numéro d'été, m'a offert un large espace pour exposer le contenu de ce dossier hors-normes.

A retrouver donc dans le n°102 de Berry magazine, 8€, dans toutes les maisons de la Presse et dans certaines grandes surfaces du Cher et de l'Indre.

Les origines de l'âne du Berry, un autre de mes sujets d'étude, sont explorées dans le même numéro.

Bonne lecture!

 


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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:46

clocher-Carmes

 

Entre autres curiosités visibles dans les salles du musée municipal de Saint-Amand-Montrond, dans le Cher, se trouve une représentation assez fidèle de la ville de Saint-Amand vue d’une des hauteurs qui dominent la cité. Ce dessin, non daté, est postérieur à la période de la Fronde, qui vit les troupes royales assiéger puis réduire la forteresse de Montrond fidèle aux intérêts du Grand Condé. Le château, bien visible, est déjà partiellement en ruine, ce qui laisse supposer que l’œuvre date du XVIIIe siècle.
En regardant de près ce tableau, on est surpris de constater qu’il existait un clocher environ au milieu du toit de a chapelle du couvent des Carmes, aujourd’hui siège de l’Hôtel de ville, alors que rien ne laisse plus supposer que cet aménagement ait pu exister.
J’ignore à quelle date la toiture d’ardoise des Carmes a été refaite et même si cette couverture était déjà montée avec ce matériau à l’origine plus qu’avec des tuiles de pays, mais c’est probablement à ce moment que ce clocher certainement assez léger -le dessin montre qu’il était ajouré à sa base, et qu’une simple charpente pouvait le soutenir sans risque de déformation - a été supprimé. Il serait intéressant de pouvoir visiter le clocheton de pierre, intact, qui domine la façade, pour savoir si la cloche qui s’y trouve y était à l’origine ou si on l’a placée là au moment de la suppression du clocher disparu. Dans ce cas, il serait possible d’envisager une autre destination au petit édifice de pierre, l’accueil d’un fanal nocturne, par exemple, comme on peut en observer dans plusieurs lieux de culte comme la prieurale de Saint-Menoux, dans l’Allier.

 

clocher-Carmes-2

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 18:23

casque-Montrond2

 

 

Exposée dans une vitrine de la salle dite "de Montrond" du musée de Saint-Amand-Montrond, cette belle bourguignote supposée dater de l'époque de la Fronde a une histoire peu connue qui remonte à la fin des années 70.
Notre équipe venait de découvrir une structure inattendue: au pied du donjon de l'ancien château s'ouvrait une fosse carrée habillée d'un appareillage soigné prévue pour recueillir les eaux de ruissellement de la cour intérieure (le château de Montrond, contrairement à une idée répandue, n'était pas alimenté en eau par des puits, mais par des citernes).

 

casque-Montrond-3

 

Après plusieurs semaines d'efforts, la fosse fut vidée de l'essentiel du remblai qui la remplissait. Le fond, comme c'était prévisible, était occupé par une couche archéologique d'une nature surprenante, sorte de limon gras qui signait soit un fond de latrine, soit un sédiment amené par les eaux de pluie. Au milieu des quelques objets perdus à l'époque se trouvaient plusieurs boulets de canon d'un fort calibre et une masse métallique de forme insolite qui s'est révélée être les restes d'un casque de fer pris dans une gangue de terre, qui fut extrait d'un bloc pour être mis à tremper dans un bain d'huile moteur pour ramollir les incrustations. Au bout de quelques jours de traitement, il apparut que ce casque était encore solide, et méritait une restauration par un laboratoire spécialisé. Malgré la perte de plusieurs éléments d'équipement, dont des fragments ferreux qui appartenaient peut-être à une visière et une jugulaire de fils de laiton ou cuivre tressés, trouvés dans le bloc initial mais disparus ensuite, c'est une belle bourguignote qui revint de restauration quelques mois plus tard. Une des curiosités de l'objet réside dans la présence d'une trace de perforation partielle, correspondant vraisemblablement à l'impact d'un petit boulet de couleuvrine, d'un modèle connu dans les fouilles du château. Loin d'imaginer le porteur du casque visé par un tir mortel adverse, nous supposâmes à l'époque que le couvre-chef avait servi de cible pour l'entraînement d'un tireur.

 

casque-Montrond-1

 

Cette pièce d'équipement est, à ma connaissance, la plus belle découverte du genre faite sur le site de l'ancienne citadelle de Montrond.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 07:45

fosse-Champdeuil1

 

Profitant de cette lumineuse fin d’hiver où les bêtes ne sont pas encore revenues aux champs, je suis passé photographier deux vestiges dont la présence témoigne d’une probable ancienne exploitation agricole disparue depuis quelques décennies, située le long de l’ancien chemin qui menait de Saint-Amand-Montrond à Charenton-du-Cher, délaissé depuis longtemps au profit de la nouvelle route qu’ empreintent aujourd’hui les véhicules, et qui a en partie été effacé depuis le remembrement qui a affecté tout le secteur.
Le premier objet remarquable est une margelle de puits carrée avec une ouverture circulaire, à peine visible dans un buisson. Plusieurs autres, du même modèle, sont encore en place le long de l’ancien chemin. A chaque fois, elles se situent dans des hameaux ou dans des périphéries urbaines. L’existence d’une telle pierre en plein champ, au bord d’une mare servant d’abreuvoir pour les bovins, est incongrue à moins de la replacer près d’une petite locature dont les traces ne sont plus perceptibles sous l’herbe des prés.

 

puits-Champdeuil

 

La seconde trace d’occupation est plus nette mais aussi moins pertinente. Un bel abreuvoir pierré est visible à quelques dizaines de mètres du puits. Le fond est entièrement pourvu de pierres pour éviter que les animaux ne s’enfoncent et les bords sont montés avec un appareil similaire arrangé avec un soin certain. Si ce type d’aménagement ne trahit pas forcement la proximité d’un ancien habitat, il est un indice supplémentaire d’une possible exploitation agricole disparue du paysage.

 

fosse-Champdeuil2-

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