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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 22:44

fibule-bleue

 

Juste pour le plaisir des yeux, voici une série d'objets de parure gallo-romains que j'ai eu le loisir de photographier au moment de leur récolement dans les collections du musée Saint-Vic de Saint-Amand-Montrond.

 

fibule-cobra

 

Je ne suis pas spécialiste de l'antiquité, et je connais mal les circonstances de découvertes de ces pièces, mais j'ai cru comprendre que ces différentes fibules avaient été découvertes il y a quelques dizaines d'années lors de la fouille d'un site gallo-romain sur la commune de Vernais, dans le canton de Charenton-du-Cher. Pour des raisons que nous ignorons, elles n'ont pas été inventoriées à cette occasion, aussi ont-elles toutes été mesurées et photographiées afin de leur attribuer une identité.

 

fibules-bronze

 

Les spécialistes du genre auraient sans doute beaucoup de choses à dire sur ces agrafes de bronze dont certaines ont été émaillées.

 

fibule-rouge

 

Je me contenterai de vous présenter un échantillon personnel subjectif de ce que j'ai manipulé, à savoir les fibules que j'ai trouvé les plus belles, sans considération pour leur rareté, ou la valeur vénale.

 

fibules-animaux

 

La dernière photographie est celle d'un grand fragment équipé d'un petit élément mobile ressemblant à un poisson. Cette fibule ne vient pas d'une fouille contrôlée, mais fait partie d'une saisie de gendarmerie au domicile d'un prospecteur clandestin. Comme ses cousines de Vernais, cette fibule, ainsi que plusieurs autres moins spectaculaires de la même provenance, a désormais un numéro d'inventaire.

 

fibule-poisson

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 09:17

borne-5

 

J’attendais depuis plusieurs années les conditions favorables pour faire les photographies qui illustrent ce billet. La fonte partielle de la neige qui a recouvert le sud du département du Cher ces derniers jours a permis d’utiliser une ruse technique bien pratique pour rendre les clichés plus parlants.

 

borne2

 

Pour des raisons que le lecteur comprendra facilement, je ne peux donner l’emplacement précis des bornes qui m’ont attiré hier dans les bois. La taillis où j’ai pris les photographies est une propriété privée et, dans le cas très improbable où le propriétaire lirait un jour ces lignes, je doute qu’il apprécie qu’on fasse de la publicité pour son bien.
L’autre raison est liée à la qualité particulière de certains de mes lecteurs, chercheurs clandestins avant d’être passionnés par l’histoire et le patrimoine, qui épluchent des blogs comme les miens en quête de nouveaux lieux à piller. Ces gens, qui se dissimulent derrière des pseudonymes, ne partagent pas leurs découvertes avec les historiens. Je ne vois pas pourquoi je partagerais les miennes avec eux.

 

borne5

 

Nous dirons donc que ces pierres sont placées dans une forêt de la moitié sud du département du Cher, le long d’un ancien chemin, et présentent un ensemble remarquable de bornes anciennes qui sont peut-être, comme nous le verrons plus loin, les vestiges d’une ancienne limite provinciale.
J’avoue ne pas avoir exploré les bois dans leur intégralité et ne pas savoir le nombre exact des bornes qui restent. Celle ci sont de plusieurs types.
On trouve une pierre de réemploi, un fragment de marche d’un ancien escalier tournant, planté parmi un groupe d’une demi-douzaine de très belles bornes de calcaire et de grès fin. Sur un autre chemin, une petite borne de calcaire marquée du chiffre V semble plus récente et destinée à un bornage cadastral.

 

borne3

 

Les pierres qui composent le lot principal sont gravées en profondeur d’une fleur de lys et de la date de 1735. Le travail est très soigné. Les conditions d’éclairage étant aléatoires (les tableaux ne sont pas tous orientés de la même manière) et plusieurs balises étant envahies par la végétation, j’ai souligné les gravures en remplissant les empreintes avec de la neige, méthode pratique et surtout parfaitement inoffensive pour les vestiges.

 

borne-6

 

Qu’est-ce que de telles bornes peuvent signifier? Une réponse possible m’a été suggérée par un lecteur qui avait remarqué dans la presse locale un article auquel j’avais contribué se rapportant aux limites anciennes entre les duchés du Berry et du Bourbonnais. Ce monsieur avait vu la carte qui illustrait le journal et avait remarqué la présence d’une borne fleurdelisée (que je ne connais pas) dans un autre bois coupé par la frontière entre les deux anciennes provinces. Or, dans le cas qui nous intéresse, la frontière passe dans le secteur où sont plantées les bornes, sans que je dispose d’éléments plus précis, n’étant pas spécialiste  de cette période. On peut donc, sans l’affirmer, penser que le chemin sur lequel sont fichées les pierres du XVIIIe siècle a pu être la limite des deux duchés.

 

borne1

 

Si vous même avez déjà rencontré, lors d’une promenade ou d’une partie de chasse dans la région, de telles marques, n’hésitez pas à m’en informer par mail ou par contact direct via les commentaires de cet article. La localisation précise n’est pas nécessaire mais une photographie serait la bienvenue.

 

 


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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 20:23

Bouteille-plaque

 

C’est, en profitant du soleil pour aller faire quelques clichés de la chapelle toute proche que j’ai eu la surprise de découvrir cette plaque commémorative. Il y a plus de dix ans que je n’étais pas retourné dans l’enclave de la Bouteille, en forêt de Tronçais, et jamais personne ne m’avait parlé de cet épisode de la Deuxième guerre mondiale. J’ignorais donc, jusqu’à cet après-midi, le drame qui s’est joué en 1943 dans cette partie du Bourbonnais.

 

Bouteille-légende-2

 

Inutile de commenter cet événement, bien évoqué par un petit monument du souvenir dont je me suis contenté de photographier les textes.
J’avais souvent entendu des anecdotes sur ce bombardement, qui visait l’usine de pneumatiques Dunlop qui fournissait l’armée allemande en produits stratégiques. L’escadrille alliée avait été visée par quelques tirs de D.C.A. à l’aller, en survolant la vallée du Cher. Ce sont sûrement ces batteries, en alerte, qui ont touché l’appareil canadien.

 

Bouteille-légende1

 

Si on en croit les allusions de la plaque, l’équipage a survécu à l’atterrissage dans cette parcelle de pré minuscule au milieu de la forêt dont les arbres auraient démembré à coup sûr l’infortuné bombardier et ses occupants.

 

Bouteille-champ

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 19:11

coust-clocher

L’église romane de Coust, dans le Cher, est un monument que je peine à conseiller aux amateurs d’architecture médiévale. Bâti selon un plan d’une grande simplicité, une abside flanquée d’un clocher latéral, cet édifice ne présente aucun caractère remarquable qui le distingue parmi les églises du canton et de ses alentours. Peu de sculptures, peu ou pas de mobilier, un clocher dénaturé par l’ajout malheureux d’une flèche de pierre qui a écrasé les proportions romanes bien respectées à Saint-Pierre-les-Etieux et à Colombiers, l’église de Coust témoigne d’une pauvreté initiale peut-être due à la concurrence d’un prieuré de l’abbaye bénédictine de Charenton qui attirait à lui une partie des revenus perçus par l’Eglise dans cette paroisse.

 

Coust-orifice

 

Tout ceci n’a pas empêché un jeune chef d’entreprise originaire de la commune de proposer au moment des journées du Patrimoine 2012 un bouquet d’animations très originales, basées sur un son et lumières nocturnes. L’autre mérite de Julien Descloux est d’avoir assuré la visite de cet édifice toujours fermé qu’on ne fréquente que pour de rares occasions, heureuses ou malheureuses. Le clocher, en particulier, était accessible, ce qui est en général très rare, les élus locaux fermant les accès pour éviter les accidents et les malveillances (les programmateurs de sonneries de cloches peuvent être victimes de farces aussi faciles que stupides).

 

Coust-modillon

 

Le clocher est à l’image du reste du monument. Peu de choses anciennes attirent l’œil. Les cloches sont belles mais récentes, le bâti auquel elles sont suspendues a été rénové très récemment par la société Bodet, qui entretient la célèbre cloche XIIIe siècle de Sidiailles, un simple modillon anthropomorphe vient distraire le regard. Le lieu, débarrassé des pigeons qui le souillaient, est servi par un escalier solide qui en facilite grandement l’accès.
Je n’ai pas quitté l’église de Coust sans aller photographier sous tous les angles possibles ce que je considère comme la vraie rareté de l’endroit: une plaque funéraire chevaleresque anépigraphe mais blasonnée, en grande partie usée par les pas des visiteurs, qui peut dater du XIVe ou du XVe siècle. Le blason, aux contours géométriques, est illisible dans l’état mais compte assez de traits pour permettre d’un proposer une restitution, dessin sur lequel je travaille à mes moments perdus. Un visuel de cette belle pierre sera disponible sur ce blog d’ici peu.

 

coust-cloche

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 20:13

boulets de canon, XVIIe siècle

 

Il y a deux ans, j'avais écrit quelques lignes dans ce blog à propos des boulets de canons trouvés lors des terrassements et des fouilles sur la butte du château de Montrond, dans le Cher. Cherchant sur un tout autre sujet, j'ai eu la chance d'isoler un texte tout à fait intéressant ayant un rapport direct avec l'artillerie employée lors du siège de 1651-52.
Il s'agit d'une lettre datée du 20 juillet envoyée par Le Tellier, secrétaire d'état à la Guerre de Louis XIV, au cardinal Mazarin. Le ministre annonce la prochaine arrivée à Compiègne d'un bateau chargé de neuf canons de batterie, deux bâtardes, quatre couleuvrines moyennes, un faucon et deux affûts de canon, le tout venu de Montrond.
La date ne laisse aucun doute sur les circonstances: Turenne, qui se prépare à livrer bataille en Artois contre les troupes espagnoles commandées par le prince de Condé, rassemble en vue de l'affrontement, toute l'artillerie disponible. On peut donc admettre qu'il était resté à Montrond des canons en bon état, qu'on a été cherché on ne sait comment pour les amener jusqu'à la Seine avant de les charger sur une embarcation remontant l'Oise jusqu'à Compiègne. L'ironie de l'histoire veut que les pièces à l'origine en batterie derrière les fortifications condéennes aient été retournées deux ans après contre les troupes de l'ancien propriétaire du château de Montrond.
Les quatre calibres cités: un canon et trois modèles de couleuvrines (moyenne, bâtarde, faucon) sont universels dans les armées de l'époque et sont bien connus des historiens militaires. Le seul problème que je n'ai pas réussi à résoudre est le poids des munitions annoncées, qui correspondent mal aux modèles locaux que j'avais mesurés. Seul le plus petit des boulets que je connaît pourrait avoir été moulé pour le faucon. Les autres s'écartent de plusieurs kilos des poids annoncés. Il faudrait l'avis d'un expert en métallurgie ancienne pour savoir si la qualité des fontes et leur densité pouvaient varier d'une fonderie à l'autre, ce qui expliquerait les différences entre la théorie et la réalité.
Je ne sais pas s'il y a quelque orgueil à en tirer, mais il semblerait que des canons saint-amandois aient servi au roi Louis XIV à gagner la première bataille de son règne...

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 09:47

alambic1

 

Il y a quelques semaines, j'ai pu enfin réaliser un projet que je nourrissais depuis plusieurs années, mais qui buttait toujours sur des obstacles de calendrier: photographier un des derniers alambics en activité dans nos régions.
Le bouilleur de cru, m. Jean-Pierre Purseigle, m'a laissé sans aucun problème faire le tour de son matériel. Hélas, la saison des fruits ayant été mauvaise en 2012, il repliait prématurément son atelier quand je suis passé le voir. L'alambic était froid et en cours de démontage mais j'avais pu le voir fonctionner il y a deux ou trois ans, lorsque j'avais dépanné une de mes connaissances qui avait fait brûler quelques litres d'eau-de-vie mais qui n'avais pu se libérer à temps pour venir chercher le fruit de sa récolte. J'avais donc, un peu par hasard, assisté à toute l'opération de distillation, ce qui m'avait convaincu de revenir pour m'attarder un peu plus longtemps sur le sujet.
Je le reconnais, j'avais envisagé l'opération avec pas mal de préjugés, et mon foie et moi nous attendions au pire. En fait, l'alambic est un lieu d'une sobriété de tabor marocain et on n'a même pas proposé un verre d'eau. J'imaginais y rencontrer des profils d'acteurs castelroussins réfugiés éthyliques dans le paradis démocratique d'outre-Oural, rien de tout ça en fait, juste pas mal de gens venu faire distiller le surplus de fruits de leurs jardins. La "goutte", comme disent les Berrichons, sert en partie pour la cuisine, en partie de monnaie d'échange contre des services pour lesquels on n'oserait pas proposer d'argent, pour ne pas vexer. Les puritains feront remarquer que l'alcool finit quand même en grande majorité par être bu. Les quantités sorties du serpentin de cuivre sont bien plus faibles que ce qu'un supermarché de campagne vend pour les beuveries du samedi soir.
J'ai senti chez l'artisan et chez ses clients beaucoup de lassitude face aux attaques continuelles menées par les ligues de vertu et les lobbies pinardiers pour faire disparaître les bouilleurs de cru. Sans doute excités par des réminiscences d'un passé où l'alcool était un poison pour les familles ou par la perspective d'avoir le monopole absolu de la vente de produits à 40°, des censeurs font peser des contraintes toujours plus lourdes sur la profession, mal connue du grand public. Beaucoup de distillateurs ont déserté les campagnes et Jean-Pierre Purseigle n'est pas optimiste pour son propre avenir. Son matériel est loin d'être neuf, ses revenus dépendent des gelées de printemps, qui peuvent anéantir les fleurs sur les arbres et son entreprise de travaux agricoles fait peu de bénéfices sur la seule activité de brûleur de fruit.

 

alambic2

 

Je n'irai pas jusqu'à conseiller à mes lecteurs de ramasser des prunes ou des poires l'automne prochain en solidarité pour les bouilleurs de cru de leur région, mais il est certain qu'il convient d'être vigilants pour que ce vieux métier ne finissent pas dans la rubrique "souvenirs du temps jadis" des musées de campagne et des albums de cartes postales anciennes.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 08:25

vu-du-ciel

 

Je ne m’attendais pas spécialement à écrire un jour ce type de billet, mais les circonstances font parfois que des informations parviennent à l’improviste.
Ainsi ai-je découvert, dans ce que je ne peux qualifier de mieux qu’un beau livre d’images, une photographie aérienne de Meslon accompagnée d’un texte, dans un livre sorti pour les fêtes: Plein ciel sur les Pays Saint-Amandois, Lévis et Tronçais, Berger éditions, 2012
L’ambition de cette publication est de présenter en Français et en Anglais des centaines de photos du patrimoine local vu des airs accompagnées de notices bilingues. Au premier abord, la démarche est sympathique, car elle permet de découvrir des quantités de belles maisons difficiles à approcher parce que propriétés privées tenues par des gens qui ont pour soucis leur tranquillité, et qui limitent l’accès à leur bien.
Une fois lues dans le détail les pages présentant la commune de Coust, et particulièrement la notice consacrée à Meslon se dégage une forte impression de déjà  vu, et surtout de déjà lu. Le livre oublie certains lieux intéressants du Charentonnais, et recopie à la virgule près les textes d’un ouvrage dont je n’ai pas les références précises mais pour lequel j’ai produit à l’époque quelques textes, aux éditions Flohic, recensant le patrimoine des communes du Cher. Curieusement, cette publication en deux tomes n’apparaît pas dans la bibliographie, pourtant peu avare en citations de manuels savants dont certains remontent au XIXe siècle!
Comme nous en sommes à évoquer les éditions Flohic, rappelons que ces gens avaient un projet bien cadré. Chaque propriétaire avait été contacté pour savoir s’il acceptait que sa maison soit citée dans le catalogue et signé son accord pour que son bien soit pris en photo -certains avaient refusé, j’avais accepté pour ma maison. Le photographe de Flohic avait pris rendez-vous pour discuter des meilleurs angles de vue pour les bâtiments.
Pour “Plein ciel sur les pays...”, l’affaire a été bouclée bien plus vite. Aucune demande d’autorisation (il paraît que c’est légal) et un survol rapide de la zone, sans considération pour le patrimoine. C’est ainsi que Meslon hérite d’une vue arrière qui écrase la perspective de ses volumes réduits, rend invisible certaines parties anciennes qu’on ne distingue pas sous la végétation et dissimule le colombier dans le feuillage des noyers qui poussent près de ses murs. Pour le texte, j’aurais mauvaise grâce à m’en plaindre, en étant l’auteur (copie remise à la coordonatrice de Flohic pour le canton de Charenton il y a une bonne dizaine d’années).
En résumé, voici un ouvrage qui satisfera les lecteurs curieux de leur région, à consulter dans une bibliothèque publique.
Les signataires du livre ayant utilisé mon travail (notices et entretien du site - sans le travail de défrichement et de coupe d’arbres ayant poussé de façon anarchique au long des années, Meslon ne serait pas visible comme il l’était à l’été 2012), il ne verront aucun inconvénient à ce que j’en fasse de même pour la photo qui illustre cette page.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 19:40

gui2

 

L’approche de la fin d’année et les traditions qui s’y attachent m’invitent à vous faire découvrir une rareté botanique: le gui de chêne.
Ce parasite, commun sur plusieurs essences, est paraît-il extrêmement rare sur le chêne, si bien que j’ai été très surpris d’en trouver sur un, puis sur deux arbres, il y a une quinzaine d’années.

 

gui1

 

La plante prolifère lentement depuis sur les deux arbres concernés, sans affecter du tout les chênes voisins, qui sont pourtant au contact par les houppiers, et plusieurs boules supplémentaires se sont formées avec le temps.
Averti du caractère exceptionnel de cette observation - je n’ai jamais vu ailleurs dans la région d’autres spécimens - et ayant depuis longtemps renoncé au plaisir de grimper aux arbres, je laisse le site en l’état.
Tout le monde sait que le gui de chêne était associé à certaines cérémonies religieuses en Gaule avant l’arrivée des romains, et le récit que Pline fait de sa cueillette a nourri une littérature énorme, parfois savante, trop souvent illuminée. C’est pourquoi je ne souhaite donner aucune précision sur l’endroit où se trouvent les deux arbres.
Toutefois, si un collègue botaniste ou chercheur désirait à s’en procurer pour étude, il est possible de me contacter par l’intermédiaire du blog, ou à l’adresse suivante:
berrymedieval#yahoo.fr (le # remplace le @ afin d’éviter les spams).
Pour toute autre personne, celtomane, pseudo-druide ou sombre initié comme il s’en manifeste parfois en message privé pour m’instruire de leurs découvertes révolutionnaires, je leur conseille d’éviter de perdre leur temps et d’employer plutôt celui ci à relire les vieux Astérix...

 

gui3

 


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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 17:25

JValette-mplf

Voici, en cette veille de 11 novembre, un monument injustement méconnu, ou oublié, qui mérite, je crois, d’être mis en avant. Pour le souvenir.
Dans le hall de ce qui fut jusqu’à il y a une vingtaine d’année le collège Jean Valette, dans le centre-ville de saint-Amand existe un petit monument aux Morts composé de quatre plaques de marbre blanc sur lesquelles sont portés les noms des anciens et anciennes du collège tombés lors des deux guerres mondiales et le conflit indochinois.

 

JValette-plaque

 

Sur la plus grande des plaques, posée en juin 1920, on peut lire les identités d’une partie des morts de 14 - 18. Cette première pierre fut complétée par une deuxième, plus petite, comportant de nouveaux patronymes, peut-être ceux de grands blessés décédés après l’armistice de 1918.
Une troisième plaque a été posée en honneur des tués, heureusement beaucoup moins nombreux, de la Seconde guerre mondiale. La liste a été augmentée de deux noms (taille des lettres différente et dorure plus fraîche) dont celui d’une fille.

 

JValette-39

 

Une quatrième dédicace a été enfin posée sous les plus anciennes; celle ci rappelle deux victimes de la guerre d’Indochine.
L’intention de la troisième plaque est différente des deux précédentes, car on y a noté la disparition de trois professeurs. Les enseignants, probablement nombreux à succomber en 14 - 18 (un quart des effectifs ne sont pas rentrés) ne sont pas nommés aux cotés de leurs élèves.
Ce lieu, autrefois public, est désormais fermé et peu de gens ont la possibilité de l’approcher. Il est peut-être dommage qu’il n’ait pas accompagné la translation de l’établissement scolaire quand celui-ci s’installa dans ses nouveaux bâtiments. Alors qu’il devient de plus en plus difficile d’intéresser certains jeunes à la vraie histoire, c’est-à-dire celle  qui n’est pas faite de films de guerre et de jeux vidéo, un souvenir concret des conflits du XXe siècle ne serait peut-être pas complètement démodé.

 

J-Valette-indo

 

Même si ceci est de peu d’utilité, j’ai recopié les noms gravés dans le hall du vieux collège. En voici la liste:

1914 - 1918
Arnoux Paul
Bailly André et Raymond
Balanger Auguste
Beaubois Clément
Bonhomme Marcel
Brunet Alexandre
Cabat Antoine
Champenier Jean
Coulhon Vital
Desbruères Gaëtan
Fontaine Jean
Fougère André
Frenois Paul
Fromentin Gaston
Girault Gabriel
Jacquin Jean
Jouannin Albert
Fossé Maxime
André Raymond
Tortrat Albert
Lairat Aristide
Manceau André
Minier Paul
Moniot Gustave
Morillon Louis
Nouhen Louis
Pasquet Alexandre
Pont Georges
Renaud Marcel
Rivière Charles
Roguet Maurice
Rhom Marcel
Sanvoisin André
Seron Marcel
Segrette Lucien
Taillandier Georges
Valentin Henri
Michard René
Yokel Maurice
Messet Léon
Verneuil Gaston

1939 - 1945
Bayet François
Boutillot Emile professeur
Bouet Marcel
Danjon Marcel
Giudicelli Jean professeur
de Laguérenne Jean
Langsam Paul
Halkins Maurice
May André
Plat Marcel
Rochex Lucien professeur

Walewyk Marcel
Weil Lucien
Strauss Colette

En Indochine
Tessiot Jean 1950
Fradet Raymond 1953

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 10:21

contrôle-chiens

 

L'an dernier, lors de la grande braderie estivale de la communauté Emmaüs de Saint-Amand, j'ai trouvé, parmi un lot de pièces étrangères, cette petite médaille témoin de règles de police urbaine disparues.
Il s'agit, comme le montre la photographie, d'une rondelle de cuivre de 27 mm de diamètre sur laquelle est frappée la légende: "contrôle des chiens / St Amand Mont-Rond" avec un numéro, 528, frappé manuellement. Le revers est vierge.
Je n'ai aucune information sur sa destination exacte, mais on peut supposer qu'à une époque, les propriétaires de chiens étaient contraints de déclarer leurs animaux en mairie ou au commissariat de police, et que chaque bête devait porter cette médaille au collier, sous peine d'être d'envoyée à la fourrière. J'ignore si cette formalité était gratuite ou payante.
Aujourd'hui, les transpondeurs électroniques ou le tatouage sont obligatoires pour identifier les propriétaires d'animaux en divagation. Ce sont toujours les services municipaux qui se déplacent pour les chiens trouvés dans l'agglomération saint-amandoise.

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